Marches des dragons de Turenne

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À propos :

Chant scout sur les dragons, XVIIe siècle

Après 1672, Louis XIV, roi de France, dépouilla Turckheim de son autonomie alors que la ville faisait partie de la Décapole.

La bataille de Turckheim oppose le 5 janvier 1675 le grand électeur de Brandebourg à la tête d’une

armée austro-brandebourgeoise, au maréchal de Turenne, commandant une armée française.

La stratégie adoptée par Turenne surprend l’ennemi, car il attaque depuis les Vosges, faisant passer

son armée par la montagne pour descendre sur Turckheim.

En 1672, Turenne a plus de 60 ans. Il se trouve au sommet de la gloire après avoir été promu par le roi maréchal général des camps et armées du roi, colonel général de la cavalerie légère, gouverneur du Limousin et ministre d’état.

A l’automne 1674, les 30 000 impériaux, rejoints par 20 000 Brandebourgeois, passent le Rhin et

s’installent en Alsace sous le commandement du grand électeur germanique. Turenne ne peut compter que

sur 30 000 hommes. Il va employer une stratégie inédite seul espoir de renverser la situation défavorable dans laquelle il se trouve avec son armée. Au bout d’un mois entier de préparation, s’occupant personnellement de son application (reconnaissance puis amélioration des chemins à emprunter pour couper le massif montagneux), il choisit la période hivernale, (période habituellement de trêve militaire) pour attaquer par surprise les ennemis. L’opération est un succès. Il inflige une défaite cuisante à l’ennemi, au prix d’un combat assez peu meurtrier (300 Brandebourgeois tués).

Toutefois, après la victoire des français sur les Impériaux, Turenne autorisa ses troupes à piller et incendier la ville de Turckheim pour punir le bourgmestre d’avoir aidé les Impériaux. Les habitants haïrent de fait le « libérateur ».

Une autre lecture des faits :

En 1648, le traité de Westphalie met fin à une longue et cruelle guerre de trente ans. L’Alsace a perdu

50% de sa population. Le landgraviat de Haute-Alsace et le bailliage de Haguenau, anciennes possessions

habsbourgeoises, sont annexés par Louis XIV. Les villes libres impériales de la Décapole (union de dix

villes libres alsaciennes) et Strasbourg refusent toutefois de jurer fidélité au Roy. La guerre de Hollande

(1672-1678) permettra de briser dans le sang et les cendres les derniers îlots de résistance que sont les

villes de la Décapole et de mettre en échec le Saint Empire. Louis XIV domine définitivement l’Alsace qui

deviendra une véritable province du royaume avec la reddition de la ville de Strasbourg en 1681.

En janvier 1675, Turenne et ses troupes mirent à sac Turckheim, massacrant les Alsaciens qui n’étaient

pas parvenus à fuir, allant jusqu’à couper les seins des femmes. Un tiers environ de la population périt à

cause de cet homme que l’histoire nous présente comme un héros. Héros peut-être de la France

conquérante de l’époque car il remporta une bataille décisive dans la conquête de l’Alsace, mais avant

tout bourreau pour les Alsaciens, car il commit ses méfaits dans l’ensemble de la région. « Les habitants

d’Alsace ne rentreront chez eux que lorsqu’ils apprendront que l’armée de Turenne ne sera plus dans la

Province », constatait alors l’administration de l’époque.

A Turckheim, plusieurs monuments relatant cette histoire sanglante de la ville peuvent être visités.

A Eguisheim, une hostellerie indique également le passage de Turenne, la nuit précédant la bataille.