Adieu, cher camarade

Merci au contributeur : Emilie G

À propos :

Adieu, cher camarade se classe dans la catégorie des chansons de gaillard d’avant

Cette expression désigne la partie du bateau occupée par l’équipage, l’arrière étant réservée aux quartiers des officiers. 

Ceux ci n’appréciaient guère cette chanson de matelot dont les paroles encourageaient à l’indiscipline, si ce n’est à la mutinerie ; et les commandants de vaisseau de la Marine nationale finirent par l’interdire. 

Elle connut le même sort dans l’infanterie où des soldats remplaçaient le mot marin par biffin, soldat de l’infanterie. (Traditionnel)

Version 2:

Adieu, cher camarade, adieu, faut nous quitter

Faut quitter la bamboche à bord il faut aller !

En arrivant à bord, en montant la coupée,

A l’officier de quart il faudra se présenter

Faudra se présenter.

Coup de sifflet du Maître, poste d’appareillage !

Autour du cabestan se range l’équipage.

Un jeune quartier-maître, la garcette à la main,

Aux ordres d’un premier maître nous astique les reins,

Nous astique les reins.

Jours de fête et dimanches on nous fait travailler

Comm’ les bêtes de somm’ qui sont chez nos fermiers

Pour ration, des gourganes, des biscuits pleins de vers

Le quart de vin en bas et la nuit, les pieds aux fers,

La nuit, les pieds aux fers.

Et vous, jeunes fillettes qui avez des amants

Bourlinguant tout là-bas à bord des bâtiments,

Ah ! soyez-leur fidèles, gardez bien votre coeur

A ces marins modèles qui ont tant de malheur,

Qui ont tant de malheur.

Et si je me marie et que j’ai des enfants,

Je leur cass’rai un membre avant qu’ils ne soient grands

Je ferai mon possible pour leur gagner du pain

Le restant de ma vie pour qu’ils ne soient pas marins

Qu’ils ne soient pas marins !

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Paroles :

Adieu cher camarade, adieu, faut nous quitter,

Faut quitter la bamboche, à bord il faut aller.

En arrivant à bord, en montant la coupée,

A l’officier de quart, il faudra se présenter !

Ah, qu’elle est dure et triste, la vie du matelot,

On couche sur la dure, on n’y boit que de l’eau,

On couche sur la dure, sur de vieux lits de camp,

On fait triste figure quand on a pas d’argent !

Coup de sifflet du maître : « Poste d’appareillage ! »

Autour du cabestan se range l’équipage.

Un jeune quartier-maître, la garcette à la main,

Aux ordres d’un premier-maître nous astique les reins.

Jours de fête et dimanches, on nous fait travailler,

Comme les bêtes de somme qui sont chez nos fermiers.

Pour ration des gourganes, des biscuits pleins de vers,

Le quart de vin en bas et la nuit, les pieds aux fers !

Et vous jeunes fillettes, qui avez des amants

Bourlinguant sans cesse à bord des bâtiments,

Ah, soyez leur fidèles, gardez bien votre cœur

A ces marins modèles qui ont tant de malheurs.

Et toi, ma pauvre mère, qu’as tu fait de ton fils,

Marin c’est la misère, marin c’est trop souffrir.

J’ai encore un petit frère, qui dort dans son berceau,

Je t’en supplie ma mère, n’en fais pas un matelot !

Et si je me marie et que j’ai des enfants,

Je leur briserai un membre avant qu’ils ne soient grands.

Je ferai mon possible pour leur gagner du pain,

Le restant de ma vie pour qu’ils ne soient pas marins.

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