Ar baradoz

Nom de l’auteur : Elise B

À propos :

Le cantique du Paradis que l’on nomme plus souvent “Jézuz pegen braz ‘ve” (du nom de la première phrase du 1er couplet) est l’exemple 

type de l’influence du chant grégorien dans les mélodies des cantiques bretons.

La tradition attribue les paroles de ce cantique à Saint Hervé, saint du Léon (Finistère nord) né à l’aube du VIème siècle. D’autres attribuent 

les paroles au missionnaire breton Dom Michel Le Nobletz, de Kéroderm. Au XXème siècle, le musicien et musicologue nantais 

Bourgault-Ducoudray composa une polyphonie de ce chant auquel il ajouta des paroles en français. C’est le chant “Je crois au Paradis” 

qui ne compte que 4 couplets tandis que l’original en breton en compte 28 !!

Ce cantique qui est sans doute le plus beau, le plus touchant et dirions-nous le plus “céleste” de tous les cantiques terrestre, dans sa 

forme la plus simple (car il existe une variante chantée en Finistère) est écrit sur 4 notes consécutives: SOL-LA-SI-DO. C’est une gamme 

défective (gamme qui a moins de 7 notes) et en l’état rien ne nous indique sur quel mode il est écrit (les cantiques bretons font appel à la musique modale comme le chant grégorien).

traduction:

Jésus ! combien est grand

Le bonheur des âmes,

Quand elles sont devant Dieu,

Et dans son amour !

Je trouve le temps court,

Et légčres les peines,

En songeant nuit et jour

A la gloire du Paradis.

Quand je lčve les yeux vers le ciel,

Vers le ciel ma patrie,

Je voudrais y voler

Comme une petite colombe blanche.

Quand viendra l’heure de la mort,

Alors je quitterai

Cette chair douloureuse,

L’ennemie de Jésus.

J’attends avec joie

Le dernier passage,

J’ai hâte de voir Jésus,

Mon véritable époux.

Aussitôt que mes chaînes

Seront brisées,

Je m’élčverai dans les airs

Comme une alouette.

Je passerai la lune

Pour aller ā la gloire,

Je foulerai aux pieds

Le soleil et les étoiles

Je serai loin de la terre,

Cette vallée de larmes;

Alors je jetterai un regard

A mon pays de Basse-Bretagne

Alors je dirai:

– Adieu, ā toi mon pays,

Adieu ā toi, monde de souffrance

Et ā tes douloureux fardeaux

Adieu, pauvreté,

Adieu, affliction,

Adieu, troubles,

Adieu, péchés !

Je ne craindrai plus

Les ruses du malin esprit

Maintenant que l’ heure de ma mort est passée,

Je ne me perdrai plus

Comme un vaisseau perdu,

Mon corps m’a conduit ici,

Malgré le vent, la pluie

Et le brouillard glacé

O trépas, tu es le portier

Qui m’ouvre le château

Contre les écueils duquel

Les flots ont brisé mon navire

De quelque côté que je me tournerai,

Tout ce que je verrai

Remplira mes yeux et mon coeur

De mille félicités

Je verrai les portes du paradis

Ouvertes pour m’attendre,

Et les saints et les saintes

Pręts ā me recevoir

Je serai reįu

Dans le palais de la Trinité

Au milieu d’honneurs

Et d’harmonies

Et lā, en vérité,

Je verrai Dieu le Pčre

Avec son Fils béni

Et l’Esprit saint

Je verrai Jésus,

D’un air plein de bonté,

Placer sur mon front

Une belle couronne

– Vos corps heureux,

Dira Jésus,

Etaient des trésors cachés

En une terre bénie

Vous ętes en ma cour

Comme des pieds de rosiers blancs,

De lis, ou d’aubépines,

Dans l’angle d’un jardin

Vous ętes dans mon paradis

Comme des bouquets de roses

Qui perdent leur fleur dans la saison

Et fleurissent de nouveau

Pour de légčres souffrances,

Pour de courtes angoisses,

Nous serons bien payés par Dieu,

Notre véritable pčre

Elle sera belle ā voir,

La Vierge bénie,

Avec les douze étoiles

Qui forment sa couronne

Nous verrons aussi

Les légions des archanges,

Qui chantent les louanges de Dieu

Chacun une harpe ā la main

Nous verrons encore,

Pleins de gloire et de grace,

Nos pčres, nos mčres, nos frčres,

Les hommes de notre pays

Des vierges de tout âge,

Des saintes de toute condition,

Des femmes, des veuves

Couronnées par Dieu

Des choeurs de petits anges

Portés sur leurs petites ailes

Si gentils et si roses

Voltigeront au-dessus de nos tętes

Voltigeront au-dessus de nos tętes,

Comme un essaim d’abeilles

Harmonieuses et embaumées

Dans un champ de fleurs

O bonheur sans pareil !

En pensant ā vous, je vous aime !

Vous consolez mon coeur

Dans les peines de cette vie !

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Paroles :

Ar baradoz

Nom de l’auteur : Elise B

À propos :

Le cantique du Paradis que l’on nomme plus souvent “Jézuz pegen braz ‘ve” (du nom de la première phrase du 1er couplet) est l’exemple 

type de l’influence du chant grégorien dans les mélodies des cantiques bretons.

La tradition attribue les paroles de ce cantique à Saint Hervé, saint du Léon (Finistère nord) né à l’aube du VIème siècle. D’autres attribuent 

les paroles au missionnaire breton Dom Michel Le Nobletz, de Kéroderm. Au XXème siècle, le musicien et musicologue nantais 

Bourgault-Ducoudray composa une polyphonie de ce chant auquel il ajouta des paroles en français. C’est le chant “Je crois au Paradis” 

qui ne compte que 4 couplets tandis que l’original en breton en compte 28 !!

Ce cantique qui est sans doute le plus beau, le plus touchant et dirions-nous le plus “céleste” de tous les cantiques terrestre, dans sa 

forme la plus simple (car il existe une variante chantée en Finistère) est écrit sur 4 notes consécutives: SOL-LA-SI-DO. C’est une gamme 

défective (gamme qui a moins de 7 notes) et en l’état rien ne nous indique sur quel mode il est écrit (les cantiques bretons font appel à la musique modale comme le chant grégorien).

traduction:

Jésus ! combien est grand

Le bonheur des âmes,

Quand elles sont devant Dieu,

Et dans son amour !

Je trouve le temps court,

Et légčres les peines,

En songeant nuit et jour

A la gloire du Paradis.

Quand je lčve les yeux vers le ciel,

Vers le ciel ma patrie,

Je voudrais y voler

Comme une petite colombe blanche.

Quand viendra l’heure de la mort,

Alors je quitterai

Cette chair douloureuse,

L’ennemie de Jésus.

J’attends avec joie

Le dernier passage,

J’ai hâte de voir Jésus,

Mon véritable époux.

Aussitôt que mes chaînes

Seront brisées,

Je m’élčverai dans les airs

Comme une alouette.

Je passerai la lune

Pour aller ā la gloire,

Je foulerai aux pieds

Le soleil et les étoiles

Je serai loin de la terre,

Cette vallée de larmes;

Alors je jetterai un regard

A mon pays de Basse-Bretagne

Alors je dirai:

– Adieu, ā toi mon pays,

Adieu ā toi, monde de souffrance

Et ā tes douloureux fardeaux

Adieu, pauvreté,

Adieu, affliction,

Adieu, troubles,

Adieu, péchés !

Je ne craindrai plus

Les ruses du malin esprit

Maintenant que l’ heure de ma mort est passée,

Je ne me perdrai plus

Comme un vaisseau perdu,

Mon corps m’a conduit ici,

Malgré le vent, la pluie

Et le brouillard glacé

O trépas, tu es le portier

Qui m’ouvre le château

Contre les écueils duquel

Les flots ont brisé mon navire

De quelque côté que je me tournerai,

Tout ce que je verrai

Remplira mes yeux et mon coeur

De mille félicités

Je verrai les portes du paradis

Ouvertes pour m’attendre,

Et les saints et les saintes

Pręts ā me recevoir

Je serai reįu

Dans le palais de la Trinité

Au milieu d’honneurs

Et d’harmonies

Et lā, en vérité,

Je verrai Dieu le Pčre

Avec son Fils béni

Et l’Esprit saint

Je verrai Jésus,

D’un air plein de bonté,

Placer sur mon front

Une belle couronne

– Vos corps heureux,

Dira Jésus,

Etaient des trésors cachés

En une terre bénie

Vous ętes en ma cour

Comme des pieds de rosiers blancs,

De lis, ou d’aubépines,

Dans l’angle d’un jardin

Vous ętes dans mon paradis

Comme des bouquets de roses

Qui perdent leur fleur dans la saison

Et fleurissent de nouveau

Pour de légčres souffrances,

Pour de courtes angoisses,

Nous serons bien payés par Dieu,

Notre véritable pčre

Elle sera belle ā voir,

La Vierge bénie,

Avec les douze étoiles

Qui forment sa couronne

Nous verrons aussi

Les légions des archanges,

Qui chantent les louanges de Dieu

Chacun une harpe ā la main

Nous verrons encore,

Pleins de gloire et de grace,

Nos pčres, nos mčres, nos frčres,

Les hommes de notre pays

Des vierges de tout âge,

Des saintes de toute condition,

Des femmes, des veuves

Couronnées par Dieu

Des choeurs de petits anges

Portés sur leurs petites ailes

Si gentils et si roses

Voltigeront au-dessus de nos tętes

Voltigeront au-dessus de nos tętes,

Comme un essaim d’abeilles

Harmonieuses et embaumées

Dans un champ de fleurs

O bonheur sans pareil !

En pensant ā vous, je vous aime !

Vous consolez mon coeur

Dans les peines de cette vie !

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