La légende du feu

Merci au contributeur : JJ Scale

À propos :

Indémodable pour des débuts de veillée, cet éternel chant de joie a lui aussi été écrit par Jacques Sevin sur la musique d’Henri Colas intitulée « Feu de bois, feu de charbon ». Ce chant a été publié dans de nombreux carnet de chant de tout les mouvements (tra-son, diapason bleu, hodari…) et dans plusieurs pays comme en France, en Suisse et en Belgique depuis 1945. Une interprétation de ce chant a été faite dans « 60 années de chants Scouts de France » par la chorale « A cœur de joie » franco-allemande.

Comment doit-on danser la Légende du Feu ?

La Légende du feu a été écrite pour Chamarande (lieu où se tinrent les camps de formation des Scouts de France de 1922 à 1951), et c’est là qu’elle a été dansée pour la première fois. Les altérations dont elle a été l’objet nous invitent à donner ici la seule façon correcte et élégante de la danser.

Trois remarques d’abord :

Le nombre de danseurs n’est pas indifférent. Pour un feu limité par des bûches de 2 mètres de long environ, il faut 16 danseurs au maximum : quatre face à chaque côté (12 est un peu juste),

Pour éviter l’essoufflement et assurer la régularité de la danse, les danseurs ne doivent pas chanter. Le chant est donné par un autre groupe, qui ne danse pas. Celui-ci veille en chantant à ce que les danseurs puissent suivre le rythme du chant.

Les danseurs forment le cercle autour du feu, en se donnant la main. Durant le couplet, on s’approche ou s’éloigne alternativement du feu; durant le refrain seulement, on danse en rond.

Mouvement du couplet :

« Les scouts ont mis la flamme »

Partant du pied gauche, marche vers le feu. En prononçant « flamme », on met le pied gauche sur le rebord du feu.

« Au bois résineux »

Marchant à reculons, on se retrouve à son point de départ sur la syllabe « neux ».

« Écoutez monter l’âme »

Départ du pied gauche comme au 1er vers; pied gauche sur le rebord du feu à la syllabe « âme ».

« Qui palpite en eux »

Retour à reculons, sur la syllabe « eux ». Cette marche aller et retour doit être rythmée, légère, sur les pointes, accompagnée d’un léger balancement des bras.

Mouvement du refrain :

Le refrain est une ronde; ce n’est pas une farandole échevelée; ronde cadencée et régulière : éviter absolument de courir.

« Monte flamme légère,

Feu de camp, si chaud, si bon »

On tourne, vers sa droite. Les mains unies, en sautant légèrement sur ses pointes (le chant dit : mystérieux et très doux – donc rien de violent). Sur la syllabe « bon » (1er temps de la 2e mesure), on repart vers la gauche tandis qu’on chante :

« Dans la plaine ou la clairière,

Monte encore et monte donc. »

Remarquez le mezzo forte du chant. Sur la syllabe « donc », chacun si l’on a dansé régulièrement doit être revenu à sa position de départ.

On commence alors un 3ème mouvement : reprise de marche vers le feu.

Sur la syllabe « Mon » (2e temps de la 9e mesure), on marche vers le feu comme durant le couplet, mais à la dernière syllabe de la répétition :

« Monte encore et monte donc »

On monte des deux pieds sur le cadre. 4 danseurs de chaque côté, en élevant au moment où l’on arrive, les bras vers le ciel, les mains restant unies. On demeure ainsi immobile durant le point d’orgue, sur « donc ».

Puis, tandis qu’on chante

« Feu de camp si chaud si bon, »

On redescend en ramenant les bras à leur position normale et l’on revient à reculons à la place où l’on doit se trouver, sur la syllabe « bon ».

Sous peine de rendre la chanson inintelligible, les couplets doivent être chantés dans l’ordre. Pour abréger on peut sauter les couplets 7 à 12.

Les couplets #15 et #16 doivent être chantés et dansés de plus en plus lentement.

À la fin du dernier refrain, le cercle étant alors à sa plus grande dimension, les danseurs, en conservant encore les mains unies, saluent en s’inclinant vers le feu.

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Paroles :

La légende du feu

Les scouts ont mis la flamme

Aux bois résineux,

Écoutez chanter l’âme

Qui palpite en eux.

Monte flamme légère,

Feu de camp si chaud, si bon,

Dans la plaine ou la clairière,

Monte encore et monte donc, (bis)

Feu de camp si chaud, si bon.

J’étais jadis un prince

Perfide et méchant

Dépeuplant sa province

Des petits enfants.

Monte flamme légère,

Feu de camp si chaud, si bon,

Dans la plaine ou la clairière,

Monte encore et monte donc, (bis)

Feu de camp si chaud, si bon.

Me tendit ses embûches,

L’enchanteur Merlin,

M’enferma dans les bûches

Du grand bois voisin.

Monte flamme légère,

Feu de camp si chaud, si bon,

Dans la plaine ou la clairière,

Monte encore et monte donc, (bis)

Feu de camp si chaud, si bon.

Depuis lors je dévore

Tout autour de moi,

De me voir près d’éclore

On tremble d’effroi.

Monte flamme légère,

Feu de camp si chaud, si bon,

Dans la plaine ou la clairière,

Monte encore et monte donc, (bis)

Feu de camp si chaud, si bon.

Mais des arbres qui flambent

Je suis prisonnier,

Et mes bras, et mes jambes

Brûlent tout entiers.

Monte flamme légère,

Feu de camp si chaud, si bon,

Dans la plaine ou la clairière,

Monte encore et monte donc, (bis)

Feu de camp si chaud, si bon.

Ce terrible supplice

M’a bien converti

Et pour votre service

Me suis fait petit

Monte flamme légère,

Feu de camp si chaud, si bon,

Dans la plaine ou la clairière,

Monte encore et monte donc, (bis)

Feu de camp si chaud, si bon.

Je m’installe en vos chambres,

À votre foyer

Pour réchauffer vos membres

Et vous égayer.

Monte flamme légère,

Feu de camp si chaud, si bon,

Dans la plaine ou la clairière,

Monte encore et monte donc, (bis)

Feu de camp si chaud, si bon.

C’est moi qui vous éclaire

Dans les longues nuits,

Qui vous rend plus légère

La peur ou l’ennui.

J’entre dans la cuisine

Et fais chanter l’eau,

Et je sors de l’usine

Par le haut fourneau.

Monte flamme légère,

Feu de camp si chaud, si bon,

Dans la plaine ou la clairière,

Monte encore et monte donc, (bis)

Feu de camp si chaud, si bon.

Je permets que m’allume

Le pauvre ouvrier,

Forgeron sur l’enclume

Ou pâle verrier

Monte flamme légère,

Feu de camp si chaud, si bon,

Dans la plaine ou la clairière,

Monte encore et monte donc, (bis)

Feu de camp si chaud, si bon.

Les gerbes d’étincelles

Que je sème au vent,

Emportent sur leurs ailes

Vos rêves d’enfants.

Monte flamme légère,

Feu de camp si chaud, si bon,

Dans la plaine ou la clairière,

Monte encore et monte donc, (bis)

Feu de camp si chaud, si bon.

Si bien que sur la Terre

Les plus malheureux,

Sont les traîne-misère

Qui n’ont point de feu.

Monte flamme légère,

Feu de camp si chaud, si bon,

Dans la plaine ou la clairière,

Monte encore et monte donc, (bis)

Feu de camp si chaud, si bon.

Ma suprême espérance

Est qu’un jour viendra,

Où Dieu, plein d’indulgence,

Me délivrera

Monte flamme légère,

Feu de camp si chaud, si bon,

Dans la plaine ou la clairière,

Monte encore et monte donc, (bis)

Feu de camp si chaud, si bon.

Lors, j’irai d’une haleine

Au divin séjour,

Retrouver forme humaine

Et brûler… d’amour.

Monte flamme légère,

Feu de camp si chaud, si bon,

Dans la plaine ou la clairière,

Monte encore et monte donc, (bis)

Feu de camp si chaud, si bon.

Mais je sens que j’expire;

Écoutez la voix,

Qui faiblit et soupire

D’un vieux feu de bois.

Monte flamme légère,

Feu de camp si chaud, si bon,

Dans la plaine ou la clairière,

Monte encore et monte donc, (bis)

Feu de camp si chaud, si bon.

Ma leçon, la dernière,

Vous dit : « Mes enfants,

On ne fait rien sur Terre

Qu’en se consumant. »

Monte flamme légère,

Feu de camp si chaud, si bon,

Dans la plaine ou la clairière,

Monte encore et monte donc, (bis)

Feu de camp si chaud, si bon. 

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