La Strasbourgeoise (L’enfant de Strasbourg)

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À propos :

La Strasbourgeoise est une chanson de la revanche composée après la défaite de 1870 pour le café-concert, paroles de Villermel et Delormel, musique de Henri Natif

Cette chanson est aussi connue sous le nom de L’Enfant de Strasbourg, ou encore La Mendiante de Strasbourg. Elle est donc postérieure à la guerre franco-prussienne de 1870, à la suite de laquelle la France perd l’Alsace-Moselle. S’il existe actuellement plusieurs versions de cette chanson, elle n’est pas forcément entrée dans le répertoire des soldats de l’époque, car elle ne figure pas dans les recueils antérieurs à la guerre de 14.

Tombée dans l’oubli avec la Grande Guerre, cette chanson est réintroduite dans le répertoire des soldats au début des années 2000. En effet, elle est enregistrée par la promotion Cadets de Saumur des élèves de la corniche du Prytanée (2000-2001), puis par les élèves officiers de la promotion Vanbremeersch de l’ESM (2004). On la retrouve dans un carnet de chant du 43e RI édité en 2002. Elle avait donc complètement disparu du répertoire militaire avant de retrouver un regain de popularité.

La Strasbourgeoise est également l’hymne historique du mouvement étudiant français de droite, l’UNI. Ce chant étant tombé dans leur coutume, il est régulièrement repris par ses membres lors de victoire électorale ou lors de fête politique.

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Paroles :

Dis-moi Papa, est-ce la mi-carême,
Car te voici déguisé en soldat
Dis-moi Papa, dis-moi si c’est pour rire,
Ou pour faire peur aux tout petits enfants ? (bis)

Non mon enfant je pars pour la patrie,
C’est un devoir où tous les papas s’en vont,
Embrasse-moi petite fille chérie,
Je rentrerai bien vite à la maison. (bis)

Dis-moi maman quelle est cette médaille,
Et cette lettre qu’apporte le facteur ?
Dis-moi maman, tu pleures et tu défailles
Ils ont tué petit père adoré ? (bis)

Oui mon enfant ils ont tué ton père,
Pleurons ensemble car nous les haïssons,
Quelle guerre atroce qui fait pleurer les mères,
Et tue les pères des petits anges blonds. (bis)

La neige tombe aux portes de la ville,
Là est assise une enfant de Strasbourg.
Elle reste là malgré le froid, la bise,
Elle reste là malgré le froid du jour. (bis)

Un homme passe, à la fillette donne.
Elle reconnaît l’uniforme allemand.
Elle refuse l’aumône qu’on lui donne,
À l’ennemi elle dit bien fièrement : (bis)

Gardez votre or, je garde ma puissance,
Soldat prussien passez votre chemin.
Moi je ne suis qu’une enfant de la France,
À l’ennemi je ne tends pas la main. (bis)

Tout en priant sous cette Cathédrale,
Ma mère est morte sous ce porche écroulé.
Frappée à mort par l’une de vos balles,
Frappée à mort par l’un de vos boulets. (bis)

Mon père est mort sur vos champs de bataille,
Je n’ai pas vu l’ombre de son cercueil.
Frappé à mort par l’une de vos balles,
C’est la raison de ma robe de deuil. (bis)

Vous avez eu l’Alsace et la Lorraine,
Vous avez eu des millions d’étrangers,
Vous avez eu Germanie et Bohème,
Mais mon p’tit cœur vous ne l’aurez jamais,
Mais mon p’tit cœur lui restera français !

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