Le Forban

Nom de l’auteur : Erwan Le Guennec

À propos :

Paroles de Théodore Botrel (Dinan 1868 – Pont Aven 1925); musique d’ Emile Feautrier, natif de la Roche Bernard, collaborateur fréquent de Botrel et auteur en particulier de la musique de « La Paimpolaise ».

Il existe de très nombreuses variantes de ce chant qui n’appartient pas au répertoire traditionnel des marins. 

Il s’agirait d’un air très ancien ; le chant aurait été créé par des bagnards de Brest. Le bagne y avait créé en 1751 suite à la dissolution du corps des galères. 

Pour les tintinophiles T. Decruzy rappelle que «pour prévenir les évasions, l’administration avait installé à l’entrée du port un canon de 24 livres au surnom resté fameux : “Tonnerre de Brest”» (T. Decruzy).

Les Marsouins en l’ont intégré au répertoire militaire avec quelques modifications.

Le terme forban vient de l’ancien français forbannir : bannir à l’étranger…

Il est synonyme de pirate : contrairement au corsaire, le forban agissait pour son propre compte et s’attaquait à tous les navires sans distinctions.

Autres couplets usités :

A moi forban que m’importe la gloire

Né fils de roi et de prostituée

Sur des cadavres j’ai chanté la victoire

Et dans un crâne j’ai bu la liberté

Vierge craintive, toi, ma captive

Ce soir je vais dévorer tes appâts

Encore brûlant d’une autre amante

Tes vertus vont expirer dans mes bras

Etant forban je vis dans ma cabine

En méprisant les lois, même la mort

Ne vivant que de meurtre et de rapine

Je bois mon vin dans une coupe d’or

Vivre d’orgie est ma seule espérance

Le seul bonheur que j’ai su conquérir

Car sur les flots j’ai bercé mon enfance

Et sur les flots un forban doit mourir

Partager ce chant :

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur pinterest
Pinterest
Partager sur linkedin
LinkedIn

Paroles :

A moi forban, que m’importe la gloire

Les lois du monde, et qu’importe la mort ?

Sur l’océan j’ai planté ma victoire

Et bois mon vin dans une coupe d’or

Vivre d’orgie est ma seule espérance

Le seul bonheur que j’ai pu conquérir

Si sur les flots j’ai passé mon enfance

C’est sur les flots qu’un forban doit mourir

Vin qui pétille, femme gentille

Sous tes baisers brûlant d’amour

Plaisir, bataille,

Vive la canaille !

Je bois, je chante et je tue tour à tour.

Peut-être au mât d’une barque étrangère

Mon corps un jour servira d’étendard

Et tout mon sang rougira la galère

Aujourd’hui fête et demain le hasard

Allons esclave, allons debout mon brave

Buvons le vin et la vie à grands plots

Aujourd’hui fête et puis demain, peut-être

Ma tête ira s’engloutir dans les flots

Vin qui pétille, femme gentille

Sous tes baisers brûlant d’amour

Plaisir, bataille,

Vive la canaille !

Je bois, je chante et je tue tour à tour.

Peut-être un jour sur un coup de fortune

Je capturais l’or d’un beau galion

Riche à pouvoir nous achetez la lune

Je partirai vers d’autres horizons.

Là respecté tout comme un gentilhomme

Moi qui ne fut qu’un forban qu’un bandit

Je pourrai comme le fils d’un roi tout comme

Mourir peut-être dedans un grand lit !

Vin qui pétille, femme gentille

Sous tes baisers brûlant d’amour

Plaisir, bataille,

Vive la canaille !

Je bois, je chante et je tue tour à tour.

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

Les plus vus

Je veux recevoir les nouveaux chants dans mes emails

Je m'inscris à la newsletter

Aucun spam, juste des chants

Chants similaires