Les Allobroges

Merci au contributeur : Alexandre Lamotte

À propos :

Hymne de la Savoie et de la 27ème brigade d’infanterie de montagne.

Ce chant prend pour thème la « liberté » dont les paroles sont de l’auteur savoyard Joseph Dessaix, qui a intitulé sa cantate La Liberté.

Le royaume de Sardaigne

Les dix provinces, dont la Savoie, du royaume de Sardaigne (1839).

Il est donné pour la première fois sous ce nom de La Liberté au théâtre de Chambéry (royaume de Sardaigne), par Clarisse Midroy le 11 mai 1856, lors de la fête du Statut donnée en l’honneur du statut constitutionnel de 1848. La musique serait d’un certain Conterno, chef de musique d’un contingent militaire sarde de retour de Crimée et séjournant à Chambéry.

Ce chant La Liberté évoque la liberté en tant qu’allégorie vivante, chassée de France, se réfugiant dans les montagnes de Savoie où elle trouve le soutien du peuple des Allobroges qui va aider moralement tous les peuples du monde aspirant à la liberté. Cet hymne évoque le refuge dans le duché de Savoie des proscrits par le coup d’État du 2 décembre 1851 de Louis-Napoléon Bonaparte. On compte ainsi Eugène Sue, Alexandre Dumas ou encore Victor Schœlcher.

Très vite ce chant va connaître un très grand succès à travers tout le duché de Savoie et même à Genève et à Lausanne, et va être plus connu sous le nom de Chant des Allobroges, devenu l’hymne des Savoyards. Ce chant est également l’hymne que l’on pouvait entendre au début de chaque match à domicile de l’équipe de football professionnel de l’Évian Thonon Gaillard FC, disparue en 2016.

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Paroles :

Refrain :

Allobroges vaillants ! Dans vos vertes campagnes,

Accordez-moi toujours asile et sûreté,

Car j’aime à respirer l’air pur de vos montagnes,

Je suis la Liberté ! La Liberté !

 

1er couplet :

Je te salue, ô terre hospitalière,

Où le malheur trouva la protection ;

D’un peuple libre arborant la bannière,

Je viens fêter la Constitution.

Je t’est quitté berceau de mon enfance,

Pour m’abriter sous un climat plus doux;

Mais au foyer j’ai laissé l’espérance,

En attendant, en attendant, je m’arrête chez vous.

 

2e couplet :

Au cri d’appel des peuples en alarme,

J’ai répondu par un cri de réveil ;

Sourds à ma voix, ces esclaves sans armes

Restèrent tous dans un profond sommeil.

Relève-toi, ho ma France héroïque !

Car pour t’aider je m’avance à grands pas ;

Secoue enfin ton sommeil léthargique,

Et sois en sûr et sois en sûr, tu ne périras pas !

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