Les gâs de Morlaix (La cordelière)

Merci au contributeur : Lise Bx

À propos :

Théodore Botrel honore ici la mémoire de Hervé de Portzmoguer, dit « Primauguet », né au manoir de Porsmoguer en Plouarzel vers 1470 et mort en mer, en rade de Brest le 10 

août 1512. 

Célèbre officier de marine et pirate breton des XVe et XVIe siècles, il commande la nef La Cordelière à bord laquelle il trouve la mort en combattant l’amiral Howard

Son dernier combat est la fameuse bataille en rade de Brest du 10 août 1512 à bord de la Cordelière où il remporte une victoire posthume sur la flotte anglaise. 

Au cours d’une rencontre au large de la pointe Saint-Mathieu avec l’escadre anglaise de Howard qui venait de piller Le Conquet et Crozon, Portzmoguer aborde Le Régent. Les deux 

bâtiments s’étant accrochés l’un à l’autre, et les équipages se battent au corps à corps. 

Portzmoguer entrevoit alors la défaite et décide de faire sauter son navire et par là même celui des Anglais. Il prépare son équipage et ses invités à mourir par cette phrase « Nous 

allons fêter saint Laurent qui périt par le feu ! ». Le feu est mis à la sainte-barbe de La Cordelière. Environ 1 500 victimes sont à déplorer, dont les deux tiers du côté breton, parmi 

lesquelles le capitaine, Hervé de Portzmoguer.

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Paroles :

Durant que nous faisons le guet

Parlons un peu de Primauguet

Parlons un peu de Primauguet

Qui commandait « La Cordelière »

La frégate armée à Morlaix 

Pour faire la chasse aux anglais

Pour faire la chasse aux anglais

Nos gas, chantant à coeur perdu

Abandonnèrent le Dourdu

Abandonnèrent le Dourdu

Il s’en allaient, la mine fière,

Combattre l’ennemi vainqueur

L’espoir aux yeux, la haine au coeur !

L’espoir aux yeux, la haine au coeur !

C’est vers la pointe St-Martin

Que Primauguet, la vaillant fieu

Que Primauguet, la vaillant fieu

Voyant une frégate anglaise

Fondit dessus comme un vautour:

C’était pour li dire  » Bonjour ! »

C’était pour li dire  » Bonjour ! »

Comme on allait prendre d’assaut,

A l’abordage son vaisseau

A l’abordage son vaisseau

Le sale anglais, mal à son aise

Nous mit le feu par les deux bouts!

Et prit le large au vent à nous!

Et prit le large au vent à nous!

La « Cordelière » au raz du flot

Flambait tout comme un grand brûlot

Flambait tout comme un grand brûlot

« Pour li rendre sa politesse,

« Dit, Hervé, je vas, sans délais,

« Allumer la pipe à l’Anglais! »

« Allumer la pipe à l’Anglais! »

Le failli-chien le vit venir

Fit force-voile pour s’enfuir…

Fit force-voile pour s’enfuir…

Hervé, le gagnant de vitesse,

Dit : « La mer sera mon linceul,

« Mais je n’y vas pas coucher seul ! »

« Mais je n’y vas pas coucher seul ! »

Et, l’accostant par son tribord,

Il mit la flamme à son bord,

Il mit la flamme à son bord,

C’est un honneur pour l’Angleterre

D’avoir vu sauter tous les siens

Avec nos braves Morlaisiens ! »

Avec nos braves Morlaisiens ! »

A nos enfants, n’oublions pas

De parler des douze cents gas

De parler des douze cents gas

Sombrés avec « la Cordelière »

En entraînant trois mille Anglais !

C’est la devise de Morlaix

« Si les Anglais te mordent!…, mords-les !!!

« Si les Anglais te mordent!…, mords-les !!!

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