L’Olonnois

Merci au contributeur : Alain Evano (Musica’Sons Prod)

À propos :

Paroles : Michel Tonnerre 

Musique : Yannick Ar Bleiz

Naissance 30 juin 1949 Quimperlé

Décès 3 juillet 2012 Lorient

Genre musical : chants de marins

Michel Tonnerre

Michel Tonnerre a vécu à Groix. Son père était mareyeur groisillon. Il commence à écrire sérieusement à 18 ans au lycée Kersa à Paimpol. puis à jouer avec un ami guitariste devant des marins qui fréquentaient les bars de Lorient. Il crée avec des amis le groupe Djiboudjep, avec ses chansons et reprises qui deviendront peu de temps après des classiques de la chanson de marin, telles Quinze marins ou Satanicles.

Après être rentré dans l’entreprise de son père, il monte une affaire d’import-export avec un gros client espagnol et effectue là-bas un mois et demi de prison pour évasion de devises, relaxé en appel par le fisc français. De retour d’Espagne en 1987, l’entreprise familiale ayant fait faillite, Michel Tonnerre décide d’embarquer à bord du cargo d’un ami qui faisait du cabotage, puis de multiples voyages : Nouvelle-Calédonie, l’île des Pins, la Tasmanie, les Philippines, le Vanuatu, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, l’Australie, La Réunion.

En revenant à Lorient, il débute une carrière solo, entouré de musiciens de renom, avec un premier album Fumier d’baleine. En 1996, il écrit, réalise et joue l’opéra pirate Libertalia. Le spectacle n’a été joué que deux fois à Ploemeur devant 700 personnes.

En 2008, il sort C’est la mer…, son 6e album studio, dans lequel il conte le périple de son grand-père embarquant moussaillon à La Rochelle, mais aussi les vies tumultueuses des flibustiers comme L’Olonois, ou Barbe Noire ainsi que la beauté et la furie de la mer. Son dernier album, sorti en 2012, s’intitule Ar mor.

Le chanteur meurt d’un cancer le 3 juillet 2012, à l’âge de 63 ans.

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Paroles :

Je m’appelais l’Olonois

Et je fus boucanier

Sur un corsaire du roi

Je me suis enrôlé,

Mais un jour de combat, capturé et jeté

Sur une île inconnue ils m’ont abandonné.

Tuez-moi chiens galeux !

Le temps pour moi n’est rien !

Je ne pourrai mourir que de flèches d’indiens !

Tuez-moi chiens galeux !

Le temps pour moi n’est rien !

Je ne pourrai mourir que de flèches d’indiens !

J’ai survécu dix ans, exilé du vieux monde,

Ne vivant que de pêche, de fruits et de gibier,

Je redevins sauvage telle une bête immonde,

Les tribus cannibales m’ont traqué, pourchassé.

Refrain

Un jour près du rivage, je vis une goélette,

Je partis à la nage pour demander asile,

Moitié mort, mi-noyé, j’ai pu sauver ma tête,

Les pirates m’accueillirent et je leur dois la vie.

Refrain

Depuis ce jour de grâce, je partageais leur sort,

Tuant, pillant, brûlant, et avec tant de haine,

L’équipage me suivait à la vie à la mort,

J’ai sabré tant de têtes qu’ils me firent capitaine.

Refrain

Libre et devenu Roi, j’avais choisi ma Reine,

La mer d’où je venais, cette mer était mienne,

Je régnais sur les gueux, repeuplant l’archipel,

De l’île de Tortuga jusqu’aux terres lointaines.

Refrain

Peuples des Caraïbes, des Nouvelles Amériques,

Vous êtes fils d’esclaves, n’oubliez jamais ça !

Descendants des pirates, des gueux de l’Atlantique,

Et j’étais votre Roi, on m’app’lait l’Olonois.

Tuez-moi chiens galeux !

Le temps pour moi n’est rien !

Je ne pourrai mourir que de flèches d’indiens ! (bis)

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