Lu Cougourdoun

Merci au contributeur : EG

À propos :

En langue niçoise, le cougourdon est le nom donné à un curcubitacé non comestique. Il est l’occasion au début du printemps, d’une grande fête et d’un marché se tenant devant le Monastère (moines fransciscains) de Cimiez jusqu’aux jardins des arènes. A l’ombre des oliviers, les producteurs proposent des courges, vidées et séchées. A l’origine vendue comme gourde ou récipient divers, elle devint petit à petit, objet de décoration.

La fête des cougourdons était fêtée à partir du 25 mars, jour de l’Annonciation, aujourd’hui, elle se déroule le dernier week-end de mars.

Chanson écrite par Menica Rondelly, soldat de Garibaldi, profondément attaché à l’identité culturelle niçoise.

Traduction

Les Cougourdons

C’est aujourd’hui, belle Élisabeth,

Le festin des Cougourdons.

Ouvre ta petite fenêtre

Pour entendre les rigaudons (1)

Nous t’attendons à la montée

De l’ancien petit chemin ;

Au coin du virage

Où commencent les jardins.

Vive le festin

Des midinettes !

Vive le retour

Du printemps d’amour !

Allez ! De bon matin,

Garçons et fillettes,

Partons tous là-haut

Pour les Cougourdons !

À cent pas de la placette,

Bien à gauche, de côté,

Nous irons tous, bras dessus, bras dessous,

À la belle auberge, goûter.

Sous l’azur d’un ciel heureux

Les caresses du soleil,

Nous mangerons le pan-bagnat (2),

Deux beignets, trois échaudés (3).

Nous quitterons le vieux couvent (4),

Les baraques, les cabanons,

Moitié gais, tous contents,

Et chacun avec le cougourdon

Nous prendrons tous bien en file,

Et cela d’un pas léger,

Le beau chemin de la ville

Pour se rendre à l’atelier (5).

(1) Danse traditionelle aux mouvements vifs.

(2) Littéralement « pain mouillé », spécialité culinaire niçoise (cf. recette ci-après).

(3) Gateâu en forme d’anneau, échaudé à l’eau bouillante avant d’être cuit au four.

(4) Fait référence à l’ancien couvent des frères Franciscains de Cimiez, rasé lors du siège de Nice en 1543.

(5) Sous-entendu, retourner au travail.

Recette du pan-bagnat :

Le pan bagnat était le plat du pauvre : les femmes, pour ne pas gaspiller le pain rassis le trempaient à l’eau, d’où le nom de « pain mouillé ». Aujourd’hui, nous utilisons évidement un pain frais, rond et frotté à l’ail.

Il est garni de :

– tomates (coupées en quartiers et non en tranches, là encore, pour mouiller un peu plus le pain)

– radis

– cebette

– poivron vert

– thon et anchois

– oeuf dur

– basilic

– olive noire

– huile d’olives

– sel et poivre

Partager ce chant :

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur pinterest
Pinterest
Partager sur linkedin
LinkedIn

Paroles :

Es ancuei, bella Babeta,

Lou festin dei Cougourdouns.

Duerbe la tiéu fenestreta

Per audì lu rigoudoun ;

T’asperan à la mountada

De l’ancien pichin camin ;

Au cantoun de la virada

Doun coumençoun lu jardin.

       

Viva lou festin

De li midineta !

Viva lou retour

Dòu printems d’amour !

Zou ! De bouon matin,

Garçoun e filheta,

Parten toui damoun

Per lu Cougourdoun !

  

À cent pas de la placeta,

Ben à gaucha, de coustà,

Aneren toui, en brasseta,

Au bel oste merendà.

À l’azur d’un ciel beat,

Li caressa dòu soulèu,

Mangiaren lou pan bagnat,

Doui bigneta, tre chaudèu.

   

Quitteren lou viei couvent,

Li baraca, baracoun,

Miech alegre, toui content,

E cadun m’au cougourdoun

Pilheren toui ben en fila,

E acò d’un pas laugié,

Lou bèu camin de la vila

Per si rendre à l’atelié.

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

Les plus vus

Je veux recevoir les nouveaux chants dans mes emails

Je m'inscris à la newsletter

Aucun spam, juste des chants

Chants similaires