Marie-Dominique

Merci au contributeur : Edouard G

À propos :

Les paroles du chant Marie Dominique ont été écrites par Pierre Mac Orlan (1882-1970), célèbre poète et écrivain. La musique a été composée par l’accordéoniste Victor Marceau.

 

Mac Orlan, qui était un ancien marsouin, souhaitait ainsi rendre hommage aux troupes de marine qui combattaient en Indochine. Mac Orlan s’était engagé dans l’armée lors de la première guerre mondiale, au cours de laquelle il avait été blessé, ce qui lui valut la croix de guerre. 

 

Marie Dominique évoque avec des accents mélancoliques les rêves d’aventure et d’exotisme, ainsi que la découverte de l’Indochine du début du vingtième siècle, par un jeune soldat de marine qui s’aventure dans les quartiers chauds de Saïgon, et notamment à Cholon, où se situaient les maisons de prostitution, les bars louches, les fumeries d’opium et les maisons de jeu. Marie Dominique, ce sont aussi les espoirs déçus de ce marsouin tombé amoureux des beaux yeux d’une fille, lorsqu’il s’aperçoit qu’elle s’intéresse surtout à ses piastres…

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Paroles :

MARIE-DOMINIQUE

J’étais un soldat de marine,

J’venais d’m’engager pour cinq ans,

J’avais vingt ans belle poitrine,

Comme dans l’refrain du régiment,

Dans les bistrots près de Lourcine,

Les anciens m’en faisaient un plat,

Tu verras c’que c’est qu’l’Indochine,

Écoute la chanson d’un soldat;

Marie, Marie-Dominique

Que foutais-tu à Saïgon?

Ca ne pouvait rien faire de bon,

Marie-Dominique,

Je n’étais qu’un cabot clairon,

Mais je me rappelle ton nom,

Marie-Dominique;

Est-ce l’écho de tes prénoms,

Ou le triste appel du clairon?

Marie-Dominique.

Je ne savais pas que la chance,

Ne fréquentait point les Caynas,

Et qu’en dehors de la cuistance,

Tout le reste ne valait pas ça,

Tu m’as fait comprendre des choses,

Avec tes p’tits airs insolents,

Et j’n’sais quelles apothéoses,

C’était l’plus clair de mes tourments,

Marie, Marie-Dominique

Que foutais-tu à Saïgon?

Ca ne pouvait rien faire de bon,

Marie-Dominique,

Je n’étais qu’un cabot clairon,

Mais je me rappelle ton nom,

Marie-Dominique;

Est-ce l’écho de tes prénoms,

Ou le triste appel du clairon?

Marie-Dominique.

Ce fut Marie la Tonkinoise,

Qui voulut faire notre bonheur,

En m’faisant passer sous la toise,

Dans l’vieux Cholon ou bien ailleurs,

Tu était rusée comme un homme,

Mais ton but j’l’voyais pas bien,

Avec ta morale à la gomme,

Au cours de la piastra à Nankin.

Marie, Marie-Dominique

Que foutais-tu à Saïgon?

Ca ne pouvait rien faire de bon,

Marie-Dominique,

Je n’étais qu’un cabot clairon,

Mais je me rappelle ton nom,

Marie-Dominique;

Est-ce l’écho de tes prénoms,

Ou le triste appel du clairon?

Marie-Dominique.

Tu m’as gâté mon paysage

Et l’avenir quand sur le transport

Je feuilletais de belles images

Peintes comme des boudhas en or,

Où sont mes buffles dans la rizière,

Les sampans, l’arroyo brumeux,

Les congaï, leurs petites manières

Devant le pouvoir de tes yeux.

Marie, Marie-Dominique

Que foutais-tu à Saïgon?

Ca ne pouvait rien faire de bon,

Marie-Dominique,

Je n’étais qu’un cabot clairon,

Mais je me rappelle ton nom,

Marie-Dominique;

Est-ce l’écho de tes prénoms,

Ou le triste appel du clairon?

Marie-Dominique.

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