Troisième chant du sud

Merci au contributeur : Thomas 44

À propos :

Paroles recueillies dans CAP HORN livre de Henry-Jacques (1947)

Naissance : Nantes, 22-02-1886

Mort : Paris, 11-04-1973

Note : Poète, essayiste et romancier. – Musicologue. – Navigateur et grand voyageur. – Journaliste à « Paris-Journal », au « Petit-Journal et à « L’ère nouvelle ». – Fondateur et directeur des revues « La Joie musicale » et « Disques ». 

Pseudonyme d’Henri Edmond Jacques

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Paroles :

Les collines de la mer

Bondissent jusqu’aux nuages.

A l’assaut de leurs flancs verts

Nous allons cueillir l’espace.

Au sommet mouvant des cimes

Posés comme un albatros

Nous dominons l’Atlantique

De notre minceur d’oiseau.

Mais à chaque bond oblique

Sur la route désirée

La houle nous précipite

Dans ses profondes vallées.

Le beaupré, la pointe en bas,

Ouvre le fond des abîmes,

Ou, redressé comme un mât,

En haut se fleurit d’écume.

Le gouvernail indocile,

A contretemps de la proue,

Bat l’air de coups inutiles

Ou coule à mouiller sa roue.

Pour raidir nos voiles basses

De ses coups de poing violents

Le vent libre dans le ciel

A pris trois cents lieues d’élan.

Mais bordé par nos efforts

Le voilier, muscles et nerfs,

Se défend de tout son corps

Comme une bête des mers.

Et l’instinct le soulevant,

Il va, le nez à la course,

Plein du sentiment obscur

De sa tâche et de sa force.

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