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J’avais un camarade

1 – J’avais un camarade
De meilleur il n’en est pas
Dans la paix et dans la guerre
Nous allions comme deux frères
Marchant d’un même pas. (bis)

2 – Mais une balle siffle,
Qui de nous sera frappé,
Le voilà qui tombe à terre
Il est là dans la poussière
Mon cœur est déchiré. (bis)

3 – Ma main il veut me prendre,
Mais je charge mon fusil,
Adieu donc, adieu mon frère
Dans le ciel et sur la terre
Soyons toujours unis. (bis)

Ajouté à la base le 27 octobre 2019

Par : FX

Histoire du chant

Der gute Kamerad (Le Bon Compagnon) est une complainte traditionnelle des forces armées allemandes, composée en 1809 à Tübingen, ville universitaire de Wurtemberg, par Ludwig Uhland.

Friedrich Silcher mit en musique ce poème en 1825, probablement aussi à Tübingen.

En tant que chant militaire, il est plus connu sous le titre Ich hatt’ einen Kameraden (J’avais un camarade), qui reprend le premier vers de la première strophe.

Texte et traduction française

Ich hatt’ einen Kameraden,
Einen bessern findst du nit.
Die Trommel schlug zum Streite,
Er ging an meiner Seite
In gleichem Schritt und Tritt.

Eine Kugel kam geflogen,
Gilt sie mir oder gilt sie dir?
Sie hat ihn weggerissen,
Er liegt vor meinen Füßen,
Als wär’s ein Stück von mir.

Will mir die Hand noch reichen,
Derweil ich eben lad.
Kann dir die Hand nicht geben,
Bleib du im ew’gen Leben
Mein guter Kamerad !

«J’avais un camarade
Un meilleur vous ne trouverez pas
Le tambour nous a appelé pour se battre
Il marchait toujours à mes côtés
Du même pas

Une balle a volé vers nous
Est elle pour moi ou pour toi?
Elle l’a arraché à la vie
Il se trouve maintenant à mes pieds
Comme une partie de moi

Il veut encore me tendre sa main
Tandis que je recharge
Je n’ai pu lui donner ma main
Reste dans la vie éternelle
Mon bon camarade ! »

Usages

Étant un chant très populaire dans la Wehrmacht, puis dans la Bundeswehr, il fut chanté notamment à l’enterrement de Erwin Rommel mais aussi dans l’église paroissiale de Saint-Privat-la-Montagne lors de la célébration du centenaire de la bataille du 18 août 1870.

Ce chant a également été chanté par les représentants d’associations d’anciens combattants parachutistes aux obsèques du général Bigeard, ce qui fut à l’origine d’une polémique entre le général Dary, gouverneur militaire de Paris et le général Cann, président de l’une de ces associations.

La version française “J’avais un camarade” a été chanté lors de la cérémonie d’hommage à Dominique Venner, essayiste français classé à l’Extrême-droite, le 31 mai 2013, dix jours après son suicide dans la cathédrale de Notre-Dame de Paris. Elle peut être écoutée sur “Youtube” à l’adresse : “https://www.youtube.com/watch?v=A2MekAxCOyE ” (à 01:10:25)

Il existe une autre version française, “La Cavalcade“, composée par le lieutenant parachutiste Jean de Brem, auteur de “Testament d’un Européen” et dernier militant OAS à avoir été abattu par la police, en avril 1963 à Paris.

Ce chant a longtemps été un lien de fraternisation entre les mouvements néofascistes européens, chanté de façon rituelle chaque année à Madrid (et cela jusqu’à la destitution de l’état franquiste par le roi Juan Carlos) lors de la commémoration de l’exécution du fondateur de la Phalange, José Antonio Primo de Rivera.

Le chant est également chanté dans la Légion étrangère en français et en allemand, car après la Seconde Guerre mondiale, bon nombre de soldat de la Wehrmacht et de la ss se sont enrôlés dans la Légion étrangère et c’est ainsi que certains régiments étaient composés en majorité d’Allemands.

La version kabyle est chantée par le célèbre chanteur engagé Ferhat MEHENNI, dit Ferhat Imaziɣen Imula.

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