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La complainte des papetiers d’Angoulême

1 – C’est un Picard, c’est un Normand
Un Champenois nommé la Ruine (bis)
Qu’on veut faire compagnon !
Savez-vous pas que l’ordinaire
S’en va toujours en reculant. (bis)

2 – Il semble à tous ces maîtres-là
Qu’il n’y ait pas d’ouvrage en France.
Nous irons dans la Provence
Du côté de Sisteron
Nous en irons à Carcassonne
Petite ville de grand renom. (bis)

3 – Il faudrait à ces maîtres-là
Des ouvriers faits à leur guise
Travaillant le jour la nuit (bis)
Qu’on leur demande de faire la route
Ils vous envoient à M’sieur le puit ! (bis)

4 – Nous sommes quatre compagnons
Qui s’en vont faire leur tour de France.
De Franche-Comté et de Bourgogne
De Lyon, de Normandie
Qu’on leur demande de faire la route
Vous envoient la gendarmerie. (bis)

Ajouté à la base le 30 juin 2022

Par : L'équipe CANTO

Histoire du chant

Depuis l’introduction des premiers moulins à Troyes et Essonnes au milieu du XIVe siècle, la papeterie a progressé dans tout le royaume pour devenir au XVIIe siècle la plus importante de toute l’Europe. Importante par la production mais aussi par la qualité des produits fabriqués. On vient d’Angleterre, de Hollande pour chercher les papiers destinés aux plus belles éditions. Les revenus de ces exportations sont devenus très importants et le pouvoir royal a toujours un œil très attentif sur la corporation pour éviter que le support de sa propagande et le pourvoyeur de ses caisses ne puissent manquer ou passer en des mains étrangères. De nombreuses fois, le Roi est intervenu pour signifier sa volonté à ses sujets et mettre bon ordre aux exactions de certains papetiers. Malgré lois, décrets et édits, subsistent au siècle des lumières les quatre grandes plaies de la “papetterie” :

  • manque de matières premières ;
  • corporatisme ;
  • passivité des Maîtres ;
  • intervention de l’État.
  • Le corporatisme

Pour mettre un terme aux conflits permanents entre maîtres et compagnons, le Roi (Louis XV) se décide à agir.  L’arrêt royal du 27 janvier 1739 devient un véritable code de la papeterie qui définit :

  • l’âge minimum de l’apprenti à 12 ans
  • l’apprentissage à 4 ans qui donnera droit à un brevet d’apprenti
  • le compagnonnage à 4 ans débouchant sur la présentation d’un chef d’œuvre aux garde-jurés et aux principaux Maîtres. Dans le meilleur des cas, un apprenti ne pouvait donc devenir leveur qu’à 20 ans.

Au lieu de rétablir le calme, cet arrêt met le feu aux cuves.

La “plainte des papetiers” date de cette époque de revendications des compagnons papetiers et de leurs conflits avec leurs maîtres.

Source : http://www.jamoni.net/pages/repertoire/les-chants-anciens/la-plainte-des-papetiers.html

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