La Prière du Para (chant)

Mon Dieu donne moi la tourmente
Donne-moi la souffrance
Donne-moi l’ardeur au combat
Mon Dieu, mon Dieu donne-moi la tourmente
Donne-moi la souffrance
Et puis la gloire au combat
Et puis la gloire au combat

Mon Dieu, mon Dieu donne-moi la tourmente
Donne-moi la souffrance
Donne-moi l’ardeur au combat
Mon Dieu, mon Dieu donne-moi la tourmente
Donne-moi la souffrance
Et puis la gloire au combat
Et puis la gloire au combat

Ce dont les autres ne veulent pas
Ce qu’on te refuse
Donne-moi tout cela, oui tout cela
Je ne veux ni repos ni même la santé
Tout cela mon Dieu t’es assez demandé

Mais donne-moi
Mais donne-moi la foi
Donne moi force et courage
Mais donne-moi la foi
Pour que je sois sûr de moi

Donne-moi la tourmente
Donne-moi la souffrance
Donne-moi l’ardeur au combat
Mon Dieu, mon Dieu donne-moi la tourmente
Donne-moi la souffrance
Et puis la gloire au combat
Et puis la gloire au combat

Ajouté à la base le 29 septembre 2019

Par : Julien

Histoire du chant

Cette prière a été retrouvée sur le corps d’André Zirnheld, un S.A.S. mort en Libye le 27 avril 1942. Les paroles ont été adoptées sur l’air de la Marche de la Garde consulaire à Marengo qui rythme souvent les défilés militaires. C’est en 1961 que l’élève-officier Bernachot a créé ce chant qui est devenu depuis le chant de tradition de l’E.M.I.A.

Texte original d’André Zirnheld

Je m’adresse à vous, mon Dieu
Car vous seul donnez
Ce qu’on ne peut obtenir que de soi.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qu’il vous reste.
Donnez-moi ce que l’on ne vous demande jamais.
Je ne vous demande pas la richesse,
Ni le succès, ni peut-être même la santé.
Tout ça, mon Dieu, on vous le demande tellement
Que vous ne devez plus en avoir.

Donnez-moi, mon Dieu, ce qu’il vous reste,
Donnez-moi ce que l’on vous refuse.
Je veux l’insécurité et l’inquiétude.
Je veux la tourmente et la bagarre,
Et que vous me les donniez, mon Dieu,
Définitivement.

Que je sois sûr de les avoir toujours
Car je n’aurai pas toujours le courage
De vous les demander.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qu’il vous reste,
Donnez-moi ce dont les autres ne veulent pas.
Mais donnez-moi aussi le courage
Et la force, et la foi.
Car vous seul donnez
Ce que l’on ne peut obtenir que de soi.

Source : Le Club Acacia

Né le 7 mars 1913 à Paris dans une famille alsacienne, André Zirnheld perd son père à l’âge de 9 ans. Licencié de philosophie, il enseigne en 1937 au Lycée Carnot à Tunis. Au lendemain de l’armistice du 22 juin 1940 qu’il n’accepte pas, il rejoint la France libre en passant par la Palestine britannique.

En mai 1941, il suit les cours de l’école d’élèves officiers de Brazzaville. A sa sortie, il choisit de servir chez les parachutistes des Forces françaises libres. En mars 1942, il rejoint le French Squadron intégré à la Special Air Service (SAS) Brigade, une unité des forces spéciales britanniques.

En juillet 1942, en Égypte, durant un raid sur l’aéroport de Sidi-Haneish, il est blessé lors d’une attaque de bombardiers allemands et décède le 27 juillet des suites de ses blessures. André Zirnheld est fait Compagnon de la Libération le 1er mai 1943 à titre posthume.

Dans ses affaires personnelles, on retrouvera un carnet sur lequel il avait écrit plusieurs poèmes dont un texte rédigé en 1938 et que les parachutistes ont choisi pour en faire leur prière. Nombre d’entre eux la décrivent comme ayant suscité ou raffermi leur vocation.

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