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Les adieux suisses

1 – Nous étions trop heureux mon amie
Nous avions trop d’espoir et d’amour
Nous croyons nous aimer pour la vie
Mais hélas, les beaux jours
Sont si courts. (bis)

2 – Le bonheur dure un peu sur cette terre
Entends-tu tout là-bas, le tambour
Mon doux cœur je m’en vais à la guerre
Ne crains rien jusqu’au jour
Du retour. (bis)

3 – L’ennemi a franchi nos frontières
Il a pris nos maisons et nos champs
Pour reprendre le pays de nos pères
Il faut vaincre ou mourir
Bravement. (bis)

4 – Tes baisers étaient doux à mes lèvres
Ton sourire était doux à mes yeux
Aujourd’hui tes larmes sont amères
Donne-moi le baiser
De l’adieu. (bis)

5 – Compagnons, si le sort veut que je meure
Retirez cet anneau de mon doigt
Mon amie est là-bas qui me pleure
Dites-lui cette bague
Est à toi. (bis)

(Aussi connu sous le nom “L’adieu suisse”)

Ajouté à la base le 9 octobre 2019

Par : Louis

Histoire du chant

“Les Adieux Suisses” est une chanson qui raconte le départ d’un soldat suisse à la guerre et son amour pour sa petite amie restée en Suisse.

Il y a eu une tradition de service militaire suisse dans des armées étrangères, tradition qui perdure aujourd’hui au Vatican.

En 1515, suite à la bataille de Marignan, François Ier a signé un traité de paix perpétuelle avec les Suisses qui s’engageaient à fournir des soldats au service du Roi de France. Ce traité a été respecté jusqu’à la chute de la monarchie française en 1792. Selon les chansonniers militaires, “Les Adieux suisses” ont été chantés par les Gardes suisses lors de leur massacre aux Tuileries en 1792. La coopération de la Suisse avec la France s’est terminée en 1792.

Sous l’Empire, quatre régiments d’infanterie suisses ont été utilisés à la fois en Espagne et en Russie, et sous la Restauration, deux des huit régiments d’infanterie de la Garde Royale de 1815 à 1830 étaient composés de Suisses. En 1830, les régiments suisses ont cessé de figurer dans l’ordre de bataille de l’Armée française. Cependant, les volontaires de ces unités ont été admis dans la Légion étrangère créée en 1831 par Louis-Philippe pour le service en Algérie. “Les Adieux suisses” (également connus sous le nom de “L’Adieu suisse”) font partie du répertoire de l’Armée française en souvenir de ces unités d’élite.

En 1983, sous le commandement du colonel Quesnot, “Les Adieux suisses” sont devenus la chanson de tradition du 17e Régiment du génie parachutiste alors que l’unité sortait d’une longue période d’engagements opérationnels au Liban où elle a perdu deux officiers, deux sous-officiers et onze sapeurs parachutistes. Cette chanson résume les valeurs et les sentiments auxquels les sapeurs parachutistes sont très attachés : “l’amitié, la solidarité entre compagnons de combat, la nostalgie, l’amour de sa compagne et de son pays”, selon le Colonel Quesnot. “Les Adieux suisses” ont été interprétés pour la première fois officiellement par le 17e Régiment en 1983 dans la cour d’honneur des Invalides à Paris, lors de l’hommage national rendu à six de leurs camarades enterrés sous les décombres d’un immeuble de Beyrouth.

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