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Lu Cougourdoun

1 – Es ancuei, bella Babeta,
Lou festin dei Cougourdouns.
Duerbe la tiéu fenestreta
Per audì lu rigoudoun ;
T’asperan à la mountada
De l’ancien pichin camin ;
Au cantoun de la virada
Doun coumençoun lu jardin.

(Refrain) Viva lou festin
De li midineta !
Viva lou retour
Dòu printems d’amour !
Zou ! De bouon matin,
Garçoun e filheta,
Parten toui damoun
Per lu Cougourdoun !

2 – À cent pas de la placeta,
Ben à gaucha, de coustà,
Aneren toui, en brasseta,
Au bel oste merendà.
À l’azur d’un ciel beat,
Li caressa dòu soulèu,
Mangiaren lou pan bagnat,
Doui bigneta, tre chaudèu.

3 – Quitteren lou viei couvent,
Li baraca, baracoun,
Miech alegre, toui content,
E cadun m’au cougourdoun
Pilheren toui ben en fila,
E acò d’un pas laugié,
Lou bèu camin de la vila
Per si rendre à l’atelié.

Ajouté à la base le 22 avril 2020

Par : EG

Histoire du chant

En langue niçoise, le cougourdon est le nom donné à un curcubitacé non comestible. Il est l’occasion au début du printemps, d’une grande fête et d’un marché se tenant devant le Monastère (moines fransciscains) de Cimiez jusqu’aux jardins des arènes. A l’ombre des oliviers, les producteurs proposent des courges, vidées et séchées. A l’origine vendue comme gourde ou récipient divers, elle devint petit à petit, objet de décoration.

La fête des cougourdons était fêtée à partir du 25 mars, jour de l’Annonciation, aujourd’hui, elle se déroule le dernier week-end de mars.

Chanson écrite par Menica Rondelly, soldat de Garibaldi, profondément attaché à l’identité culturelle niçoise.

Traduction – Les Cougourdons

1 – C’est aujourd’hui, belle Élisabeth,
Le festin des Cougourdons.
Ouvre ta petite fenêtre
Pour entendre les rigaudons
Nous t’attendons à la montée
De l’ancien petit chemin ;
Au coin du virage
Où commencent les jardins.

(Refrain) Vive le festin
Des midinettes !
Vive le retour
Du printemps d’amour !
Allez ! De bon matin,
Garçons et fillettes,
Partons tous là-haut
Pour les Cougourdons !

2 – À cent pas de la placette,
Bien à gauche, de côté,
Nous irons tous, bras dessus, bras dessous,
À la belle auberge, goûter.
Sous l’azur d’un ciel heureux
Les caresses du soleil,
Nous mangerons le pan-bagnat,
Deux beignets, trois échaudés.

3 – Nous quitterons le vieux couvent,
Les baraques, les cabanons,
Moitié gais, tous contents,
Et chacun avec le cougourdon
Nous prendrons tous bien en file,
Et cela d’un pas léger,
Le beau chemin de la ville
Pour se rendre à l’atelier.

 

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