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Marseillaise sur la mort de Louis XVI

1 – Traître ennemi de la Patrie,
Ton dernier jour est arrivé.
Indigné de ta perfidie,
Tout ton peuple s’est soulevé. (bis)
Dans les cités, dans les campagnes ,
Vois-tu tous nos braves soldats ?
L’équité seule armant leurs bras,
Crier à leurs fils, à leurs compagnes :
Aux armes, Citoyens, plus de rois désormais ;
Marchez, marchez, qu’un sang impur
Soit tari pour jamais.

2 – Roi dont nous fûmes les esclaves,
Tous nos serments sont abjurés.
Vous chargiez vos peuples d’entraves,
En profanant leurs droits sacrés : (bis)
Sans cesse outrage sur outrage,
Quel sort ! L’avions-nous mérité ?
Une auguste nécessité
Sollicite un juste courage :
Aux armes, Citoyens, plus de rois désormais ;
Marchez, marchez, qu’un sang impur
Soit tari pour jamais.

3 – Monstre, à des forces étrangères,
Ta tyrannie a dons recours ?
On peut tout sur des mercenaires,
Venant soi-même à son secours. (bis)
Tes mains enfin sont enchaînées,
N’attends que le plus triste sort ;
D’un Roi qui nous donna la mort,
Thémis a coupé les années.
Aux armes, Citoyens, plus de rois désormais ;
Marchez, marchez, qu’un sang impur
Soit tari pour jamais.

4 – Qu’ils tremblent ces rois parricides,
En horreur à tous les partis !
Oui, tous les rois sont des perfides,
Ils nous ont eux-mêmes avertis (bis)
Qu’il était temps de les combattre :
Leurs simulacres écrasés,
Disent à nos coeurs embrasés
Qu’il fallait enfin les abattre.
Aux armes, Citoyens, plus de rois désormais ;
Marchez, marchez, qu’un sang impur
Soit tari pour jamais.

5 – Mais Républicains magnanimes,
Dont l’aurore annonce un beau jour,
Peu de sang, et jamais de crimes
De la paix fixent le retour. (bis)
Voilà le cri, le cri de l’âme,
Grand Dieu ! qu’il soit donc entendu
Par toi, qui seul a défendu
Ton pays que l’honneur enflamme.
Aux armes, Citoyens, plus de rois désormais ;
Marchez, marchez, qu’un sang impur
Soit tari pour jamais.

6 – Oui, je me voue à ma Patrie,
Comme je m’immole à l’honneur :
Je perdrais mille fois la vie
Avant de mentir à mon cœur.(bis)
Que m’importe mon existence
Hélas ! je ne puis qu’en changer ;
Mais ma Patrie est en danger,
Je céderais sans résistance !
Aux armes, Citoyens, punissons nos bourreaux ;
Marchons, marchons, la France entière
Est pleine de Héros.

Ajouté à la base le 16 novembre 2022

Par : L'équipe CANTO

Histoire du chant

Auteur : Anonyme

Date : 1793

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