1 – Enfant à l’âme inasservie,
Jadis entraîné loin de toi,
Sol natal je revois ma vie
Près d’un berceau sous l’humble toit ;
Et dans mes soirs de rêverie
S’en va vers mon cœur attristé
L’écho de tes berges fleuries
Et mon hiver est un été.
(Refrain) Écoute, Ô mon cœur, écoute la harpe
Du vent de chez nous, du pays d’Artois.
C’est un très vieux air des bords de la Scarpe
Qui chante aujourd’hui tout comme autrefois.
2 – Devenu plus grand, c’est la terre,
Terre d’Artois au sol fécond,
Qui consola ma peine amère
Avec ce refrain vagabond;
Et mes yeux aux clartés de cierges,
Parmi l’herbe où j’allais m’asseoir,
Voyaient errer de pâles vierges
Dans les ombres vagues du soir.
3 – Cependant renaît comme un songe,
Tout au fond de mon souvenir,
Sans l’illusion du mensonge,
Un printemps qui ne peut finir;
Et le labeur des belles filles
Qui s’en vont aux jours des moissons
Fauciller le pain des familles
S’achève au vol de tes chansons
Ajouté à la base le 10 octobre 2022
Par : Colette Duvivier
Paroles Marcel Legay (1904). Chanson du Pays d’Artois.
Arthur Jacques Joseph Legay dit Marcel Legay, né le 8 novembre 1851 à Ruitz (Pas-de-Calais) et mort le 16 mars 1915 à Paris 9e, est un chansonnier français.
Il était surnommé « le barde au bouc noir » ou encore le « chauve chevelu ». Il est considéré comme le précurseur des chansonniers de Montmartre.
Canto est notre trésor commun, en ligne et collaboratif, à emmener partout avec soi, pour chanter tout le temps !
L’abonnement donne accès à la lecture des partitions à leur téléchargement en format PDF, au téléchargement des carnets de chants en PDF ainsi qu’à la lecture en mode hors ligne sur mobile et tablette.