1 – O mon peuple que vous ai-je donc fait ?
J’aimais la vertu, la justice ;
Votre bonheur fut mon unique objet
Et vous me traînez au supplice (bis)
2 – Français, Français, n’est-ce pas parmi vous
Que Louis reçut la naissance ?
Le même ciel nous a vu naître tous
J’étais enfant dans votre enfance (bis)
3 – O mon peuple ! ai-je donc mérité
Tant de tourments et tant de peines ?
Quand je vous ai donné la liberté
Pourquoi me chargez vous de chaînes ? (bis)
4 – Tout jeune encore les Français en moi
Voyaient leur appui tutélaire ;
je n’étais pas encore votre roi
Et déjà j’étais votre père. (bis)
5 – Quand je montai sur ce trône éclatant
Que me destina ma naissance,
Mon premier pas dans ce poste brillant
Fut un édit de bienfaisance. (bis)
6 – Le bon Henri longtemps cher à vos cœurs
Eut cependant quelques faiblesses :
Mais Louis seize, ami des bonnes mœurs,
N’eut ni favoris, ni maîtresses. (bis)
7 – Nommez les donc, nommez moi les sujets
Dont ma main signa la sentence
Un seul jour vit périr plus de Français
Que les vingt ans de ma puissance. (bis)
8 – Si ma mort peut faire votre bonheur
Prenez mes jours, je vous les donne ;
Votre bon roi, déplorant votre erreur,
Meurt innocent et vous pardonne. (bis)
9 – O mon peuple ! recevez mes adieux,
Soyez heureux, je meurs sans peine
Puisse mon sang en coulant sous vos yeux
Dans vos cœurs éteindre la haine (bis)
Par : LG
Cette chanson se chante sur l’air de Pauvre Jacques composée en 1776 par la Marquise de Travanet. De la prison de Temple, la reine Marie-Antoinette pouvait entendre les fidèles royalistes fredonner cette complainte dont l’air lui rappelait les jours heureux de Trianon.
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