1 – Quand Jésus-Christ créa la Coloniale
Il décréta qu’fallait des hommes costauds,
N’ayant pas peur du feu, de la mitraille
Et sachant boire le vin et le pernod !
(Refrain) Lin-thaï, muot, hai. ba
Con-ghaï anamit lin-thaï
Lin-thaï, muot, hai. ba
Con-ghaï anamit lin-thaï
Derrière la cagna bambou
Haï haï, muot, hai. ba
Derrière la cagna bambou
Casser cai-dit, payer nuom-su.
O chu-duot-hoï, mon Capitaine
Il a cassé, n’a pas payé.
2 – A Saïgon la ville principale
Où les Marsouins tenaient leur garnison,
Les officiers en pousse- pousse se baladent
S’faisant traîner comme de vulgaires cochons.
3 – Les officiers se payent les japonaises
Tandis que nous, pauvres marsouins fauchés
Nous nous payons c’qu’on appelle la terre glaise
Spécialité de nos girons niakoués.
4 – Après quinze ans, percutés mais superbes
L’armée nous rend enfin à nos foyers
Pour épouser une pucelle imberbe
Avec laquelle il faudra procréer.
5 – Le soir des noces, à l’humble créature
Nous lui dirons, va tourne moi le dos
Le cul vois tu c’est contre la nature
Mais c’est si cher au cœur des coloniaux.
Par : Edouard G
Chant des Troupes de Marine.
Traduction du refrain :
Lin-thaï, muot, hai. ba
(Traduct. : Lin-thaï = soldat français, muot, hai. ba = 1, 2, 3)
Con-ghaï anamit lin-thaï
(Traduct. femme de mauvaise vie)Lin-thaï, muot, hai. ba
Casser cai-dit, payer nuom-su.
(Traduction : caï-dit = le cul, nuom-su = pas de sous)
O chu-duot-hoï, mon Capitaine
(Traduction : chu-duot-hoï = mon Dieu)
Il a cassé, n’a pas payé.
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